Les herbiers
La bibliothèque Alexis-de-Tocqueville conserve cinq herbiers au naturel composés de la seconde moitié du XVIIIe à la première moitié du XXe siècle.
De l'herbarius...
Au XVe siècle, un herbier est un livre traitant des « herbes », ce terme désignant alors les végétaux reconnus pour leurs propriétés médicinales. Les plantes, d’abord présentées suivant l’ordre alphabétique, le sont ensuite, à partir du XVIe siècle, selon d’autres considérations : herbacés ou ligneux, espèces sauvages ou cultivées... Au fil du temps, l’herbier répond à d’autres usages et devient potager, floristique, ornemental, magique…
... à l'herbier au naturel
Collection de plantes séchées, l’herbier au naturel coexiste durant trois siècles avec l’Herbarius hérité du Moyen Âge, avant de supplanter ce dernier, et d’abord sur le plan sémantique. De nos jours, en effet, le terme d’herbier, sans adjectif ni complément de nom, désigne essentiellement la réunion de spécimens végétaux, pressés et conservés en dossier, entre des feuilles de papier.
Constituer ce type d’herbier peut être l’affaire d’un simple particulier, ne collectant parfois que ce qui pousse à proximité de chez lui, d’une institution (centre de recherche, université, académie) ou de l’État, l’Herbier national de France par exemple, dépendant du Muséum national d’histoire naturelle, étant aujourd’hui considéré comme le plus grand au monde.
Mais à l’époque de la photographie numérique, d’Internet, de la connaissance en ligne, quel intérêt présente un herbier et pourquoi se mêler d’en faire un ?